Hommage à Alain Carré (1957-2026)
par Emmanuel Comte, auteur et formateur
Rendre hommage à Alain Carré, c’est évoquer avant tout dans quelles circonstances je l’ai rencontré en 1989 et comment il est devenu un ami.
J’explique ici comment j’ai rencontré Alain Carré, comment j’ai suivi sa formation m’ayant mené à développer sa pédagogie dans un centre que j’ai créé par après dans la région lyonnaise. Ce centre s’est transformé plus tard en centre MedSon au Québec, avec le développement de la musique à l’hôpital. Puis au fil du temps, MedSon a été exclusivement consacré à l’enseignement de la Sonologie et de la Sonothérapie.
Cette année-là, le 23 février 1989, je me promenais à Lyon, près de la place Bellecour. Et en passant devant un kiosque à journaux, je fus attiré par un quotidien qui titrait en première page :
« Anesthésie en musique ».
Cela m’a interpellé. Puis, en m’approchant, j’ai pu lire en sous-titre : « Une expérience unique en France est actuellement menée au Centre Hospitalier Régional de Rennes. »
Cela a produit en moi un effet immédiat et ma curiosité fut piquée à vif.
Puis, j’ai lu : « Depuis deux ans, Yves Gruel, médecin anesthésiste et Alain Carré, musicien psychopédagogue musical, travaillent sur l’endormissement en musique de jeunes enfants avant une opération. Premiers résultats : un tiers d’anesthésiques en moins et diminution notable des risques d’accident ». Je suis resté coi.
En conséquence, j’ai immédiatement acheté le canard.
Copyright 2026 Centre Medson
par Emmanuel Comte chercheur, auteur et formateur
Emmanuel Comte est auteur de
- Le Son du Diapason, Medson 2023
- Le Son des Vibrations, Québec Livres 2015, Dangles 2015
- Le Son de Vie, Québécor 2013
- Le Son d’Harmonie, MedSon 2011
Pourquoi ce titre de journal m’a-t-il interpellé ?
Eh bien cela mérite une petite explication. Comme dans certains films, il faut remonter le temps… « 12 mois auparavant… »
Cet intérêt immédiat s’explique par le fait qu’un an plus tôt, j’avais enregistré ma première œuvre, Occidentale Sagesse, qui avait été produite par Jean Roché (1931-2025).
Le directeur de Sitelle était spécialisé dans la production et l’édition de chants d’oiseaux. Je l’avais rencontré dans la région de Grenoble, car je cherchais ce type de sons pour illustrer ma musique. J’avais apporté mes rushs dans son studio situé en montagne, afin de pouvoir établir une harmonisation et choisir les bons chants que je cherchais à sélectionner.
« Quand tu joues, ça m’endort »
J’avais financé la prise de son avec mes maigres deniers. Quand fichiers de la prise de son ont commencé à révéler leur contenu, il a été enthousiasmé, à un point tel, qu’il a voulu produire ma première cassette sur le champ et la distribuer dans son réseau.
Je pratiquais et enseignais le chant harmonique depuis quelques années déjà et ma flûte m’accompagnait depuis l’enfance. Cet épisode alpin se passait en 1988.
À cette époque, ma musique n’intéressait personne car les gens s’endormaient en l’écoutant !
« Quand tu joues, ça m’endort », entendais-je très souvent.
À la base, j’avais voulu créer une musique pour la méditation que je pratiquais assidûment et comme chacun sait, les vibrations cérébrales du sommeil et de la méditation sont très semblables.
Occidentale Sagessse, Musique pour la sérénité
Cette « Musique pour la sérénité », jouée à la flûte à bec et chantée par Emmanuel Comte, est aussi la rencontre d’un musicien avec les chants d’oiseaux, depuis le Rossignol ou l’Alouette lulu, qui nous sont familiers, jusqu’aux espèces exotiques comme le Corbeau flûteur pie australien (Kookaburra) ou le Shama indien.Note de l’éditeur
Depuis longtemps, je m’intéresse à une convergence profonde entre certaines musiques humaines et certains chants d’oiseaux. Lors de mes nombreuses et lointaines expéditions à travers le monde, j’ai pu enregistrer les oiseaux qui ont les plus beaux chants, et voir à quel point les populations locales écoutent et vénèrent ces chants.Bioacoustique
En tant que preneur de son, j’ai été en contact avec de nombreux musiciens modernes passionnés par les chants d’oiseaux. Olivier Messiaen est le plus connu d’entre eux, il est parfois venu chez moi pour prendre des notes sur les sons que j’ai accumulés dans ma sonothèque. Mais il y en a beaucoup d’autres, dans tous les genres de musiques, comme c’est le cas ici, musique religieuse, quelque soit la religion. Le dialogue d’un musicien avec les oiseaux peut prendre de nombreuses formes. (…)La musique peut être déjà créée et enregistrée – c’est le cas ici – mais le musicien sent le besoin d’y mixer des chants d’oiseaux, cet emprunt étant prévu dès l’origine. (…)
Jean C. Roché, Châteaubois, France, le 9 janvier 1989
Dessin de couverture : Serge Nicolle, Musique d’Emmanuel Comte jouée par l’auteur, Prise de son musique Jean-Marc Gongora, chants d’oiseaux et mixages, Jean C. Roché. Édition et distribution Sittelle Châteaubois, 38350 La Mure.
C’est à Châteaubois, dans les Alpes, que j’ai rencontré Jean Roché, directeur d’une maison d’édition spécialisée en bioacoustique.
« Occidentale Sagesse, musique pour la Sérénité »…
Donc tout a démarré là, avec cette « musique qui endort ». L’histoire se poursuit avec la rencontre avec Alain Carré, la personne qui m’a montré une voie à suivre avec sa musique pour l’anesthésie en salle d’opération. Je m’y suis engagé.
Et sa démarche ne s’arrêtait pas là, car comme je l’ai vite découvert, il avait développé toute une approche qui concernait l’apport thérapeutique de la musique à l’hôpital, pour les soins palliatifs, l’oncologie, l’autisme, la dentisterie, sans oublier qu’il enseignait aussi la musique aux handicapés, aux sourds et aux malentendants.
Et un an plus tard, j’ai composé la suite avec : « Musique du Ciel ».
En 1993 j’ai fait la rencontre du Dr Yves Heynen, chirurgien vasculaire, qui l’a utilisée dans son bloc opératoire. Mais ça, c’est encore une autre histoire (!) Revenons à nos moutons.
Le titre Occidentale sagesse a été remplacé plus tard par l’Harmonie des instants
1989, la première rencontre avec le concept d’anesthésie en musique.
La berceuse entre à l’hôpital
Un anesthésiste et un violoncelliste rennais endorment en musique les enfants
Un tiers d’anesthésiques en moins et une diminution notable les risques d’accident : tels sont les avantages immédiats qui découlent d’une expérience unique en France sur l’endormissement en musique des jeunes enfants avant une opération, en cours depuis deux ans au Centre Hospitalier Régional (C.H.R.) de Rennes.
Les promoteurs de cette technique originale, Yves Gruel, anesthésiste dans le service de chirurgie infantile du C.H.R., et Alain Carré, musicien et psychopédagogue musical, restent encore très prudents sur leurs recherches, ne voulant pas avec ces « prétendus musicothérapeutes » qui donnent des recettes – Mozart pour la cirrhose du foie ou Beethoven pour la migraine!
« Le matin de l’intervention juste avant la prémédication, l’enfant écoute au baladeur de la musique qui, progressivement l’amène à un état de relaxation supprimant l’angoisse », explique le Dr Gruel.
« C’était une jolie petite musique douce et je me suis endormie vite fait », raconte Hélène, 4 ans, opérée des reins.
Avec de jeunes myopathes
La cassette des morceaux choisis, en majorité classiques, est composée par le Dr Gruel, mélomane averti. « L’enfant étant très détendu, l’induction d’anesthésique est moindre » ajoute le docteur Gruel. « Quant au réveil, il se fait en douceur baladeur sur les oreilles, la récupération est plus rapide ».
Le docteur Gruel mène ses recherches seul, avec Alain Carré, l’hôpital lui octroyant seulement trois baladeurs et une dizaine de cassettes vierges. Mais les puéricultrices se sont vite aperçues du bénéfice (enfants plus calmes) et les confrères du praticien lui demandent maintenant de les endormir en musique.
L’expérience suivie par une psychologue, a concerné jusqu’à présent une cinquantaine d’enfants de 6 à 12 ans, notamment, de jeunes myopathes. Un compte-rendu pourra être réalisé après l’étude d’une centaine de cas. En attendant, tout est filmé par Alain Carré.
Ce violoncelliste de 32 ans, chargé de cours à l’université de Rennes II, intervient au Centre Hospitalier Spécialisé (C.H.S.) de Rennes où il forme le personnel à la musique comme activité thérapeutique. Chose plus originale, il enseigne également la musique aux sourds, accueillis comme d’autres enfants handicapés ou non – 750 élèves au total à partir de 3 mois – au C.E.M.A.C. (Centre d’Éveil musical Alain Carré), créé il y a dix ans à Rennes.
Le Progrès de Lyon – Jeudi 23 février 1989
Qui est Alain Carré ?
La musique adoucit les maux
Alain Carré a deux passions : l’enfant et la musique. Violoncelliste, il s’occupe très vite de groupes d’enfants car il trouve fascinant l’accompagnement de l’adulte auprès de l’enfant et l’impact tout particulier de la musique sur son développement harmonique, autant sur le plan corporel et intellectuel, que dans la constitution d’un hobby.
Mais le musicien décide un jour de devenir directeur d’hôpital et vient à Rennes faire des études de droit. Quand il découvre le rôle totalement administratif de la fonction,, il rompt et se tourne vers l’éveil musical des enfants. La rencontre avec de jeunes multihandicapés le conduit à étudier la musicothérapie. Pour lui, il est essentiel de connaître tous les rapports de l’homme avec la musique.
C’est pourquoi, il retourne bientôt sur les bancs de l’université pour un doctorat de linguistique sur les rapports de la musique et du langage, notamment dans le cadre de différents handicaps. À partir de là, il élabore des propositions pédagogiques et passe à l’acte.
Musique à l’hôpital
Auteur d’une méthode novatrice L’éveil musical en questions, Alain Carré intervient au Centre de déficients auditifs Trégain à Rennes avec une équipe d’orthophonistes. « La musique peut apporter de nouvelles stimulations à l’enfant sourd, aider à la structuration de sa parole et développer sa communication », dit-il. Musique et handicap le conduisent à défendre une grande idée : la musique doit avoir droit de cité à l’hôpital, non seulement pour une amélioration du séjour, mais aussi afin de faciliter les soins, tant pour le soignant que pour le malade, et notamment en cas de soins douloureux.
Hôpital Sud de Rennes
À l’hôpital Sud de Rennes, dans le service pédiatrie et nourrissons, il met en pratique ses idées en y associant l’équipe médicale. « Le chant prénatal favorise le travail de respiration de la future mère, familiarise le bébé avec la voix chantée de maman, imprime son cerveau de musicalité et permet parles bienfaits de la respiration liée au chant de mieux développer sa motricité, même in utero. L’environnement musical au moment de la naissance est déterminant au niveau de la diminution du stress, de la qualité acoustique des premières auditions de bébé à l’air libre. En néonatologie, les stimuli musicaux associés aux voix de la mère et du père constituent des apports acoustiques et affectifs d’une importance considérable. Des temps forts musicaux réguliers en pédiatrie jalonnent le séjour hospitalier de l’enfant et participent à son bien-être. »
L’assistance musicale en anesthésie
Par ailleurs et d’une façon totalement bénévole, Alain Carré participe à une expérience originale en chirurgie infantile à l’hôpital de Pontchaillou : l’assistance musicale en anesthésie. Avec le docteur Gruel, par la réalisation de cassettes individualisées, il prépare les enfants à l’endormissement avec la musique. Bilan positif : « On constate que pour une intervention d’une heure, on utilise un tiers des produits anesthésiants en moins, donc avec deux tiers de risques en moins, que le taux d’adrénaline reste très proche de la normale et que les réveils sont plus sereins. »
Pourtant, la musique n’a pas encore la place qu’elle mérite au sein de l’hôpital. Les pratiques comme celles d’Alain Carré demeurent trop solitaires. Certes la musique ne fait pas de miracles, mais associée à d’autres thérapies, elle peut favoriser le traitement des malades. Le combat d’Alain Carré pour un mieux-être se doit d’être entendu, reconnu et démultiplié.
A.G. Hamon
Armor magazine octobre 1993, p. 43
Alain Carré, Centre de Recherches et de formations professionnelles, 87 bis rue de Vern, 35000 Rennes.
Alain Carré et Dr Yves Gruel (1991)
Qui est Alain Carré ?
Qui est Yves Gruel ?
Au printemps 1990, je suis retourné à Rennes, afin de suivre une formation de pédagogie musicale avec Alain Carré.
À cette occasion il a convié tous les élèves du stage pour assister à sa soutenance de thèse de doctorat à l’Université de Rennes 2 :
Vicariance et pertinence chez le sourd : saisie comparée de la musique et du langage
1990, Alain Carré, Thèse de doctorat soutenue à Rennes II, Pertinence et vicariance chez le sourd, Saisie comparée de la musique et du langage. Ed. Université de Lille III, 1990.
Mots clés
Surdité, Théorie de la pertinence (linguistique), Troubles du langage, Psycholinguistique, Neurolinguistique.
Résumé
Le déficit sensoriel auditif conduit le sourd à des difficultés de compréhension et de communication dans un monde où dominent, avec l’image, les mots. Parmi les informations sonores dont dispose le cerveau du sourd, les mieux transmises, même en cas de déficit très grave, sont : les sons musicaux, puis la voix chantée, ensuite la voix parlée, enfin les bruits qui sont les plus difficilement perçus.
En matière de langage, le cerveau de l’entendant, comme celui du sourd, s’appuie d’abord sur les éléments musicaux de la parole pour analyser toute séquence qui lui parvient : l’intonation, les accents, le rythme et le timbre, qui constituent les éléments prosodiques de la langue, sont en réalité des traits pertinents dans l’analyse que le cerveau fait de la matière verbale en permettant d’identifier et d’opposer les sons de la parole.
La première partie présente le sourd dans tous ses états : perceptif, psychologique, linguistique.
La seconde partie traite du son en linguistique et en musique, et des rapports analogiques de la musique et du langage.
La troisième partie développe les aspects cliniques en présentant des propositions pédagogiques originales issues de la recherche et de la clinique auprès des enfants sourds.
L’ensemble de la présentation est doté de documents audio, faisant entendre notamment ce qu’un sourd perçoit – vidéo montrant des bébés, des enfants, des adolescents et des adultes sourds en situations musicale et linguistique. Être sourd et faire de la musique constituait un paradoxe. Le paradoxe est à présent caduc.
Suite à ma formation en pédagogie musicale avec Alain Carré, nous avons émis conjointement l’idée de fonder un CEMAC (Centre d’Éveil Musical Alain Carré) à Villefranche-sur-Saône et à Lyon.
J’ai trouvé un local, qui est devenu le centre EVEHM (Éveil Harmonie Musique) et les séances de Lyon avaient lieu au centre Réseau-Santé à la Croix-Rousse. Ce fut le germe du centre MedSon créé en 1994 au Québec.
Conférences d’Alain Carré organisées à Lyon et Villefranche-sur-Saône en 1991
Alain Carré en 1991 – Salon Primevère, Lyon
1993, à l’origine du centre MedSon, créé 2 ans plus tard au Québec. J’avais embauché deux professeures qui étaient allées se former avec Alain Carré à Rennes. Quant à moi, je donnais des cours de chant harmonique 1 fois par semaine, le jeudi soir, dans le même local à Villefranche – Le Progrès, 8 septembre 1993.
L’article paru dans le journal local, suite à l’inauguration du centre à Villefranche-sur-Saône, que nous reproduisons in extenso ci-dessous. Il résume très bien la démarche que nous avions entreprise, Alain Carré et moi-même :
Centre Evehm
Le plaisir musical pour tous
L’inauguration du tout nouveau centre EVEHM (Eveil Harmonie Musique) a été honorée par la présence, et les explications passionnantes de son maître à penser, Alain Carré
Notre édition du 4 septembre rendait compte des bits et de l’organisation du centre d’éveil musical installé sur de Thizy, géré et animé par Emmanuel Comte, musicien formé à la pédagogie d’Alain Carré. Ce dernier devait, samedi, lors de la présentation du centre à de nouveaux intéressés, rappeler les finalités de son enseignement : développer la musicalité de chacun, quels que soient son âge, ses possibilités et ses limites. « Cette pédagogie se distingue de la musicothérapie qui doit se cantonner au domaine de la maladie et des soins », précisait ce dernier. « Nous permettons à l’enfant de débuter un instrument très tôt, non pas dans un but de compétition, mais parce qu’il sera plus facile de développer sa motricité. »
Selon M. Carré, le choix d’un instrument mérite également un accompagnement efficace. L’enfant doit manipuler un grand nombre d’objets sonores, sans restriction de genres, afin de trouver celui qui est le plus adapté. « Les élèves sont incités à participer immédiatement aux orchestres d’enfants », poursuivait-il. « Cette pratique précoce donne une motivation et des moments de récréation musicale aux enfants, même si elle demande aux pédagogues un grand travail pour adapter les différentes composantes de la partition. » Des handicapés peuvent être intégrés à l’orchestre, l’informatique limitant grandement les efforts physiques.« Ils ont un vrai rôle à l’intérieur de la formation. Ce n’est pas une simple occupation, c’est un art pour l’individu », ajoutait Alain Carré.
Des enfants créatifs
Chaque été, un stage international rassemble des personnes formées à cette pédagogie. 65 jeunes Français sont ainsi partis cette année en Italie. « Nous voulons que les enfants soient créatifs et pas seulement imitatifs. Ils participent à des compositions musicales ouvertes à tous les matériaux et à tous les sons ». Une formation qui conduit à une meilleure compréhension de la musique contemporaine. Nous consacrons beaucoup plus de soin à la culture visuelle qu’à la culture auditive et n’utilisons que 20% de notre potentiel dans ce domaine ! Le bébé aurait une oreille très fine, capable de faire à six mois, la différence entre deux tons, faculté qu’il perd lorsqu’elle n’est pas entretenue. D’où l’idée de créer des séances pour les petits de 3 à 24 mois…
Une cassette vidéo permettait, samedi, de mieux connaître les activités de recherche menées par l’équipe d’Alain Carré.La plupart des incidences de la musique sur le fonctionnement humain – langage, cerveau, anesthésie, personnes âgées, surdité, développement des facultés mentales – y étaient abordées. Épanouissement de la personne et thérapie : la frontière n’est pas évidente à cerner. Mais comme le dit Alain Carré « Même si on ne murmure plus de berceuses aux enfants pour les endormir, le chant tient encore une grande place. C’est l’activité cérébrale et corporelle la plus mobilisatrice. Elle nous vide mais nous fournit un formidable bien-être ». Précepte qui sera largement suivi par Emmanuel Comte et son équipe, dont un des membres était également présent : Mlle Nathalie Forget.
L.R.
Centre EVEHM, 232 rue de Thizy, Villefranche sur Saône
Rentrée 1993-1994 au centre Evehm à Villefranche.
1993 – Musiques à l’hôpital
En juin 1993, j’ai repris la route de Rennes pour participer au congrès Journées Nationales Musiques à l’hôpital organisé par Alain Carré qui m’a invité à apporter mon grain de sel.
« Apporte autant d’instruments que tu peux », m’a-t-il dit. J’ai animé un atelier sur les sons thérapeutiques, le chant harmonique et les bols tibétains.
Les thèmes principaux de ces journées étaient : Néonatologie, Maternité, Pédiatrie, Réanimation, Anesthésie, Neurochirurgie, Traumatologie, Rééducation fonctionnelle, Soins dentaires, Pédopsychiatrie, Psychiatrie adultes, Gériatrie, Loisirs.
À cette occasion je me souviens d’avoir rencontré le Dr Gruel et nous avons échangé. Les thèmes ne manquaient pas et nous avons parlé de musique et de projets, bien entendu.
« Un congrès qui fera date », m’a confié Alain Carré, à l’issue de l’événement.
La musique, le plus cher de tous les bruits ! – Le Progrès, 4 septembre 1993.
Le tout nouveau centre EVEHM, Éveil Harmonie Musique, ouvre ses portes à tous ceux qui veulent aborder l’univers sonore de façon peu banale et pratiquer une pédagogie qui leur soit adaptée. Inauguration d’un lieu et d’un concept aujourd’hui. (…)
>>> Lire la suite en PDF.
Concert – Une musique céleste Le Progrès, 6 octobre 1993.
À l’occasion de l’ouverture du centre EVEHM (Éveil, Énergie, Harmonie, Musique) de Villefranche, Emmanuel Comte, animateur et coordinateur des activités, donnera un aperçu de son talent au cours d’une prestation qualifiée par un critique de
« Musique sans nuage, comme dans un ciel bleu ». Au programme : l’énergie des sons en thérapie, ou le pouvoir spirituel de la musique. (…)
Lire la suite en PDF >>>
Concert – Le son à l’état pur Le Progrès, 18 octobre 1993.
Le son à l’état pur
Emmanuel Comte donnait lundi soir, un éventail des ses talents de musicien en l’honneur de l’ouverture du centre EVEHM (Éveil, Énergie, Harmonie, Musique), dont il est directeur. L’auditorium de l’école de musique se prêtait bien à ce genre de prestation qui exigeait une réceptivité extrême. « Les sons que vous allez découvrir vont vous toucher » précisait d’ailleurs l’artiste. Il s’agissait en effet d’une approche très particulière de l’univers sonore (…)
Lire la suite en PDF >>>
Voici donc à l’origine, comment le centre MedSon a été créé.
Alain Carré a été déçu que je décide de quitter la France un an plus tard, lors de la rentrée scolaire 1994. Cela signifiait l’abandon de notre projet, démarré avec succès à Villefranche-sur-Saône et à Lyon. Nous étions en pleine croissance et Alain n’a pas trouvé de repreneur. Cependant, nous sommes restés en lien.
Le concept s’est transformé et a été amplifié
Pendant ce temps, en septembre 1993, le Dr Yves Heynen est entré en scène. Je l‘ai rencontré lors d’un séminaire d’homéopathie en Auvergne. À l’occasion de cet événement, j’ai donné un atelier sonore avant ma conférence. J’avais organisé cette activité pour le laboratoire Plantes et Médecine pour lequel j’étais en mission à cette époque.
Mon but était d’expliquer brièvement, comment on pouvait comparer les fréquences sonores à des souches homéopathiques. J’ai montré à l’assistance, composée de médecins et de thérapeutes, comment des combinaisons sonores harmonieuses pouvaient expliquer les résonances homéopathiques que nous utilisions dans nos produits au labo.
Un des participants, le Dr Heynen, est venu me voir à la sortie de ma conférence en me confiant la passion qui l’animait dans l’utilisation de musiques dans son bloc opératoire de Vichy.
Je lui ai alors remis discrètement mes deux cassettes de « musiques qui endorment. »
Il m’a dit : « Je vais sûrement être déçu. »
Cependant, j’étais sûr de mon coup ! On ne triche pas avec l’endormissement et on m’avait tellement répété que ma musique endormait les gens. Et nous nous sommes alors quittés, lui, dubitatif, moi, confiant, en me disant qu’il se pourrait bien que ma musique « marche » pour endormir ses patients !
Et quelques semaines plus tard, j’ai reçu une lettre du Dr Heynen, datée du 6 octobre 1993 :
« Cher ami,
J’ai pu écouter dans mon bloc opératoire, vos deux cassettes. Leur qualité musicale est excellente mais surtout je les trouve particulièrement adaptées à la pratique des anesthésies locales et aux possibilités de relaxation. Je tenais à vous en féliciter, de même que pour l’organisation de votre séjour.
Si vous avez des contacts avec d’autres cassettes, je serais bien-sûr très intéressé, car dans notre centre, nous veillons particulièrement à la relaxation per opératoire. »
Et quelques mois plus tard, il m’a invité à venir jouer directement dans son bloc… et j’y suis retourné en 2008.
Musique en salle d’opération
Et donc, j’ai pris le temps, avant mon départ, d’aller jouer directement, dans la salle d’opération de sa clinique à Vichy.
Le Dr Heynen, que j’avais présenté à Alain, est venu donner une conférence lors du congrès Musique et Santé, à Rennes en 1996.
Journées nationales Musique et Santé – École de la santé, Rennes 21 et 22 juin 1996
Conférence du Dr Yves Gabriel Heynen – Samedi 22 juin
Utilisation de la musique en anesthésie loco-régionale
Le Québec
À partir de mon arrivée au Québec en 1994, Alain et moi, sommes restés en lien étroit et nous avons souvent échangé au sujet de mes interventions en milieu hospitalier, qui se sont déroulées entre 1995 et 2000.
J’ai entrepris de contacter divers hôpitaux pour leur proposer des séances, riche de mon expérience pédagogique auprès d’Alain Carré et de ma collaboration clinique avec le Dr Yves Heynen.
C’est ainsi que je suis intervenu pendant 6 ans dans différentes institutions hospitalières et que j’ai pu participer à plusieurs congrès en Soins Palliatifs dans toute la province de Québec. Dans ce contexte, je suis intervenu musicalement lors des séances plénières, avant des prises de parole.
J’allais régulièrement dans divers services de soins palliatifs, oncologie, soins prolongés. Cette démarche s’est poursuivie jusqu’en 1999. Je suis intervenu principalement à Sherbrooke, où j’allais une fois par semaine (CHUS), St-Hyacinthe , Magog, Drummondville (Hôpital St-Croix), Lévis, Québec et Montréal (Hôpital Ste-Justine, Hôpital Santa Cabrini, CHUM).
8e congrès de l’Association Québécoise de Soins Palliatifs – Montréal 5 juin 1998
Emmanuel Comte – La musique qui endort (Photo AQSP)
À l’étranger aussi
À cela se sont ajoutées diverses interventions, lors de mes voyages à l’étranger (Hôpital de Lausanne, Suisse, Hôpital de Charleroi, Belgique et dans le service du Dr Didier Chatot-Henri, Hôpital Zodba Quitman, Fort-de France, Martinique en1996.
« Votre musique m’endort »
Je me souviens de la première rencontre faite durant l’hiver 1995. J’ai rencontré l’infirmière responsable du service de soins palliatifs de l’hôpital de Sherbrooke, au Québec.
En conclusion de notre entretien au cours duquel je n’ai pas manqué d’évoquer mes diverses collaborations cliniques avec Alain Carré et le Dr Yves Heynen, je lui ai fait écouter un extrait de Musique du Ciel. Elle me répondit au bout d’une minute, de manière très directe: « Votre musique m’endort complètement. Je ne suis pas fatiguée, je viens de boire un café. Je crois vraiment que vous pourrez apporter quelque chose de bénéfique pour nos patients. Venez la semaine prochaine dans le service… ».
C’est ainsi que, suivant les initiatives que m’avaient inspirées Alain Carré en 1989, j’ai pu donner mes premières séances de Sonologie à l’hôpital, à partir de l’hiver 1995.
Résumé d’interventions d’Emmanuel Comte – Musique à l’hôpital
L’Institut de cardiologie de Montréal
Puis il y eut l’étude clinique qui s’est déroulée à l’Institut de Cardiologie de Montréal, conduite par la Dre Sylvie Ekstrand, à laquelle j’ai participé en 1999.
Influence de la musique sur le niveau de relaxation de patients atteints d’insuffisance coronarienne
Revue Francophone de Clinique Comportementale et Cognitive – RFCC – Juin 2004 – Vol IX – No 2 – pp. 20-28
Sylvie Robichaud-Ekstrand – Professeure agrégée, Université de Montréal – Chercheure, Institut de Cardiologie de Montréal
De Rennes à l’île d’Elbe en 2001
Je suis enfin allé donner une formation en Sonologie à Rennes chez Alain Carré, à son invitation, en juillet 2001. Cette formation était en fait le dernier volet du cursus qu’il avait donné cette année-là sur une année complète pour des personnes souhaitant se former à la musicothérapie, selon sa méthode.
Et j’ai appris plus tard que certaines élèves s’y étaient inscrites à cause du stage final que j’animais et qui faisait partie du cursus pédagogique.
Cette formation d’une semaine donnée à Rennes a été couronnée par une intervention lors d’un stage pour autistes et handicapés à l’île d’Elbe, en Italie. Elle était organisée par Alain Carré et nous avions pris la route ensemble depuis Rennes vers Turin. Là, Alain avait ouvert un centre depuis plusieurs années, le CIRMAC, dirigé par Augusta Bassi Nazzaro. Puis nous avons pris la direction de l’île d’Elbe en bus, puis en bateau.
Sonologie et autisme
Au cours de ce stage, j’ai donné des séances individuelles de chant harmonique à des autistes trisomiques et un atelier collectif pour tous les participants.
Je me souviens du témoignage de la mère d’un des jeunes autistes trisomique, à qui j’avais donné la séance, qui s’était mis à rire de manière très sereine, exprimant une sensation de bonheur soudain :
« Je n’ai jamais vu mon enfant réagir de la sorte à une séance de musicothérapie. »
À l’issue de ce stage, Alain m’a raccompagné au bateau et je ne l’ai pas revu avant 2013.
Contacts sporadiques depuis 2013
Par la suite et à partir de 2013, nous sommes restés en lien professionnel d’une manière sporadique. Je l’ai rencontré pour la dernière fois au printemps 2013 pour une collaboration concernant des formations que j’organisais en France et à cette occasion il m’a fait visiter son centre de Chambéry, à Bassens.
Nous étions occupés à développer nos propres activités professionnelles de formation en Musicothérapie et en Sonologie, de chaque bord de l’océan, à une époque où je venais encore régulièrement animer des stages en France, en Belgique et en Suisse.
À partir de 2020, nous nous sommes un peu perdus de vue, du fait des événements mondiaux de santé publique qui ont sonné le glas de mes voyages en Europe et des formations que je donnais en présentiel sur ce continent.
In memoriam
Heureusement, depuis 2018, j’avais commencé à développer mon programme de Sonologie par e-learning, qui a demandé 3 ans de production. J’ai su par la suite qu’il avait lui aussi développé un programme de formation en ligne.
Nous, les formateurs, nous avons été contraints et forcés de nous adapter à de nouveaux paradigmes.
Et ce 21 mars 2026 j’apprends le décès soudain d’Alain Carré.
In memoriam. J’ai ressenti de la peine en recevant cette nouvelle qui m’a ému et qui a inspiré cette restrospective, à l’origine de cet article d’hommage.
Merci Alain pour tout ce que tu m’as apporté depuis notre rencontre de 1989 et pour tout ce cheminement parcouru… depuis 37 ans.
Je suis reconnaissant pour toutes les ouvertures, les accompagnements, les encouragements, les enseignements, les rencontres et les opportunités qu’Alain Carré m’a offertes et qui m’ont permis de grandir et d’accomplir ma propre mission.
Elle continue maintenant au sein du centre MedSon ouvert il y a 31 ans au Québec, avec l’enseignement de la Sonologie et de la Sonothérapie.
Emmanuel Comte
26 mars 2026
Annonce du décès prématuré d’Alain Carré, survenu le 18 mars 2026.
Alain Carré, L’Éveil musical en questions, éditions CRFPAC, 1990, 112 pages
Alain CARRÉ, musicien, linguiste, musicothérapeute, s’est passionnée dès l’enfance pour la musique, et l’art d’enseigner, animé d’une conviction qui s’est par la suite confirmée : l’évolution de la pédagogie musicale devra passer par une prise en compte pluridisciplinaire des connaissances et de la compétence du professeur de musique : psycho-acoustique, psychologie de l’enfant, neurologie fonctionnelle…
À 34 ans, les travaux et les recherches d’Alain CARRÉ dans le domaine de la pédagogie musicale et de la musicothérapie lui valent une réputation internationale. Ses propositions originales ont fait la preuve de leur validité, et des centres d’enseignement musical les appliquant se développent en France, en Europe et aux États-Unis.
Docteur de l’université, Alain CARRÉ poursuit à la fois l’enseignement et la recherche, en particulier clinique. Les formations qu’il dispense sont précieuses aux professionnels qui désirent, quel que soit leur secteur, développer l’utilisation de la musique.
Ce livre, écrit en 1989, intervient après 10 ans d’expérience d’enseignement. Il décrit, en le valorisant, l’éveil musical, et permet au lecteur de comprendre l’évolution de la notion même d’éveil musical, en apprécier les objectifs et la stratégie. Il est également question de la façon dont le bébé peut déjà fair e la musique, comment la musique peut se rendre accessible à la personne handicapée… Autant de pistes ouvertes pour rester dans la bonne direction tout en sortant des sentiers battus.
Alain Carré, Musique et surdité, éditions J.M. Fuzeau, 2008, 280 pages
Collection Consonance En musicothérapie, les travaux portant sur l’étude des processus musicaux, des bases biologiques et physiologiques, des effets psychologiques et du vécu corporel de la musique, permettent de préciser ses indications, ses indications contre les indications et ses limites. La musicothérapie est une forme de psychothérapie qui repose sur la relation tripolaire thérapeute/patient/musique.
Son champ d’application déborde le domaine de la psychiatrie pour s’étendre à toute la pathologie. Tous les âges sont concernés. Toutes les musiques, profanes ou sacrées savantes ou populaires, anciennes ou contemporaines, de toutes les cultures présentent un intérêt. Les méthodes d’application sont multiples : d’écoute et d’improvisation, individuelles et groupes… Dans la mesure où il s’agit d’une thérapie destinée à des patients, des règles de sérieux, de qualité des prises en charge, et éthique sont indispensables. Seuls peuvent appliquer la musicothérapie des spécialistes ayant une triple formation : à la musique, à la relation thérapeutique et aux méthodes d’utilisation de la musique comme outil de sons.
Tels sont les auteurs des ouvrages de la collection « consonance », tous musicothérapeutes et enseignants reconnus. Ils mettent à la disposition du public leurs connaissances théoriques et les résultats de leur longue expérience clinique et pédagogique. Alain Carré nous emmène cette fois en voyage musical sur la planète des sourds. Que peut donc percevoir de la musique une personne sourde ? Quels intérêts peuvent représenter la musique quand on est malentendant ? L’auteur répond à ces questions en apportant une expérience pédagogique de plus de trente années de pratique musicale avec les enfants et les adultes sourds.
Si ce livre s’adresse en premier à tous ceux dont l’audition et la musique intéressent, il est aussi, pour le grand public, révélateur de l’importance de la musique pour tous, des premiers mois de la vie aux derniers, quelles que soient les conditions de perception. Pour les enseignants, les professeurs de musique, ce livre apporte une quantité impressionnante d’exercices musicaux détaillés et accompagnés de leurs supports pédagogiques, destinés à l’éducation auditive et à l’éveil musical.
Après « Musique et Handicap », « Musique et surdité » ouvre définitivement la porte de la musique à tous ceux qui n’ont pas accès jusqu’à présent, en apportant des connaissances inédites sur l’audition et des moyens pédagogiques originaux applicables aux malentendants comme aux entendants. Dans ce livre, la musique apparaît comme le meilleur moyen de réduire le fossé entre le monde de ceux qui entendent et celui de ceux qui n’entendent pas. Un audacieux défi humain que chacun peut relever.
Alain Carré
Musique à l’hôpital
Vivre mieux l’hospitalisation grâce à la musique
Éditions J.-M. Fuzeau, 2009, 171 pages
Alain Carré
Musique & handicap
Tout ce que vous devez savoir pour favoriser et développer les activités musicales des personnes en situation de handicap
Éditions J.-M. Fuzeau, 2006, 146 pages
Ouvrages, articles et publications d’Alain Carré avec Revue de presse incluse
- « L’enfant sourd et la musique » Bulletin de Liaison des Praticiens de la Méthode Verbo-tonale, n°10, Oct-Nov. 1982, p.4-15
- « Musique et langage » Conférence, Congrès Mondial de Musicothérapie, Paris, 27 Mars 1983
- « Analyse des productions phoniques d’une jeune de 12 ans sourde profonde » Maîtrise de Linguistique, Université de Rennes 2, Mai 1984, 140 pages
- « Elaboration d’une méthode pour analyser la saisie du langage dans des conditions d’écoute perturbée » D.E.A. de Linguistique, Université de Rennes 2, Mai 1985, 134 pages
- « Impact psychologique de l’éveil musical » Carole Gefflot, 1985-1986, Université de Rennes 2, 115 pages
- « Les sourds ont la parole » Cahiers du CENAM, Musique et perspectives de soins, 1986, p. 34-36
- « Et les sourds entendront » Nouvel Observateur, Février 1986, pages 38 à 42
- « Les sourds se jouent Beethoven » Libération, Juillet 1986, page 4
- « Harmonies en sous-sol » Revue du CREAI , 1987, pages 31 et 32
- « Bonnes notes » Enfant magazine, Mars 198, page 87
- « Musique et handicap » Revue du CREAI, Juin 1987, pages 14 et 15
- « Vocalises » Cahiers du CENAM, L’éveil musical du tout petit, Décembre 1988, pages 53 et 54
- « Son et communication » Conférence, Rome 1989, actes du Congrès Suono e Comunicazione, pages 62 à 68
- « Musique et instruments musicaux dans la rééducation verbo-tonale » Alain Carré et Aldo Gladic, Janvier 1989, Éditions CRFPAC, Rennes, 38 pages
- « Anesthésie en musique pour les enfants à l’hôpital de Rennes: une expérience unique en France » Hélène Gefflot, Agence France-Presse, Magazine du 28 Février 1989, pp. 18-19
- « Linguistique et musique » Conférence, Tunis, Mai 1989, actes du colloque « Handicap », pp. 43-49
- « Pas de sens interdit dans la musique » L’école des parents, Juin 1989, pp 17-19
- « Faire l’âne pour avoir du son » Cahiers du CENAM, Juin 1989, pp. 76-77
- « Les 5 sens de la vie sonore » Rebonds, Revue du CREAI, n° 84, Septembre 1989, pp. 16-17
- « La musique, un plaisir pour tous » La lettre du temps libre et des loisirs, revue UNAPEI, Août-septembre-octobre 1989, pp. 12-15
- « Le geste musical » Conférence, Paris, Octobre 1989,bulletin de l’ Association Internationale Verbo-Tonale, pp 12-17
- « Le paradoxe de la musicalité du sourd » Conférence, 2e congrès francophone de musicothérapie, Paris, Novembre 1989
- « Musique et instruments musicaux au service des enfants sourds et des enfants polyhandicapés » Résumé de conférence, 2e congrès francophone de musicothérapie, Paris, Novembre 1989
- « La musicothérapie » Conférence, Lille, Décembre 1989, Centre de Rééducation auditive, Éditions CRFPAC, 6 p.
- « Fondements scientifiques des apports de la musique à l’enfant sourd » Journée Régionale Musique et Surdité, Institut de Musicothérapie, Nantes, 20 octobre 1990 Revue de Musicothérapie, n°6, vol.10, 1990, pp. 18-38
- « Saisie comparée de la musique et du langage » Thèse de doctorat de linguistique, Université de Rennes 2 , Décembre 1990, 645 pages
- « Musique et anesthésie » Conférence, Congrès de musicothérapie, Metz, Juin 1990, Actes pp. 61-68
- « L’éveil musical en Questions » Livre, éditions CRFPAC, Octobre 1990, Rennes, 112 pages
- « L’être musical » Conférence, Colloque « L’enfant polyhandicapé en structure institutionnelle », Paris, Mars 1991, Actes du colloque pp. 80-85
- « Le geste musical et le son musical dans l’action de l’enfant sourd » Conférence, Symposium « Mouvement et son », Zagreb, Mars 1991, Actes pp. 123-130
- « La musique: un outil de communication » Conférence, Colloque « Communication et nouvelles technologies », Lannion, Octobre 1991, Actes de colloque pp. 48-53
- « 1er cycle des acquisitions de la musique à l’école » Édition CRFPAC, Rennes, Février 1992, 12 pages
- « Musique et handicap, journées nationales mars 1992 » Actes de colloque, Rennes, Mars 1992, 110 pages
- « La pédagogie musicale handicapée » Journées Nationales Musique et handicap, Rennes, Mars 1992 , Actes pp. 7-13
- « Musique, handicap, communication » Conférence et carrefour, colloque Art et handicap, Brest, Avril 1992, Actes pp. 76- 86
- « Musique et qualité de la voix » Conférence, Montpellier, Mai 1992, Congrès de l’A.R.I.E.D.A., Actes pp. 30-36
- « La mémoire sonore et musicale de l’enfant sourd » Conférence, Sestola, Italie, Août 1992, Actes de l’A.I.E.S., pp. 123-129
- « Musique et personnes âgées » Colloque Gammes Créatives, La Flamboyance, Paris, Octobre 1992, pp. 42-50
- « Stimulations et pratiques musicales des personnes handicapées » Édition CRFPAC, Décembre 1992, Rennes, 14 pages
- « Les applications du mélisson » Édition CRFPAC, Janvier 1993, Rennes, 9 pages
- 10 Moduli di lavoro « Musica e strumenti Musicali della rééducatione verbo-tonale » Edition CIRMAC, Février 1993, Turin, 64 pages
- « Metodologie e strategie del Risveglio Musicale » Editions OMEGA, Préface du Pr. Schindler, Turin, Mars 1993, 157 pages
- « Évaluation des acquisitions musicales à l’école maternelle »Edition CRFPAC, Mai 1993, Rennes, 5 pages
- « Valeurs, effets et applications de la musique à l’hôpital » Conférence, Journées Nationales Musique à l’hôpital, Juin 1993, Actes pp. 9-16
- « The effects of music on the anesthesia of the hospitalized child » Communication au VII° Congrès Mondial de Musicothérapie, Espagne, Juillet 1993, Actes pp. 71-78
- « The application of music therapy on disabled teenagers » Communication au VII° Congrès Mondial de Musicothérapie, Espagne, Juillet 1993, Actes pp. 142-147
- « Trisomie 21 et musique » Conférence, Chartres, Octobre 1993, Association des Parents d’enfants trisomiques, bulletin de liaison pp. 12-19
- « Musique et dysphasie » Edition CRFPAC, Janvier 1994, Rennes, 7 pages
- « La maladie d’Alzheimer et les effets de la musique » Edition CRFPAC, Avril 1994, Rennes, 9 pages
- « La douleur chez l’enfant et les perspectives d’interférences de la musique » Edition CRFPAC, Juin 1994, Rennes, 13 pages
- « Music and anesthesia » Séminaire International Musique et médecine, I.S.M.E., Université du Colorado, U.S.A., Juillet 1994, revue de l’ISME France, pp. 7-8.
- « Music and Handicap » Congrès Mondial de la Société Internationale de l’Éducation Musicale, Tampa, Floride, U.S.A., Juillet 1994, éditions CRFPAC, Rennes, 12 pages
- « Oeuvres orchestrales » pour orchestres d’enfants Édition CRFPAC, Septembre 1994 et mars 1995, 2 volumes, Rennes, 140 pages
- « La Musique associée aux soins » Congrès Européen des Arts et de la Thérapie, Ferrara, Italie, Septembre 1994, Actes de Colloque, pp.168-178.
- « Etre ou ne pas être » Numéro Spécial de l’U.N.A.P.E.I., Octobre 1994, pages 24 à 28
- « L’évaluation des ateliers musicaux en structure spécialisée » Édition CRFPAC, Rennes, Décembre 1994, 8 pages
- « Évaluation de la diffusion musicale en secteur hospitalier de pédiatrie » Édition CRFPAC, Rennes, Janvier 1995, 24 pages
- « La Pédagogie Musicale Adaptée » Édition CRFPAC, Rennes, Mars 1995, 12 pages
- « Les applications de la musique dans la profession de sage-femme » Congrès National des sages-femmes, Strasbourg, Septembre 1995, Actes du Congrès pp. 67-82
- « Musique et démences » Congrès National Infirmier Neurologie, Cherbourg, Octobre 1995, Actes du Congrès pp 56-64
- « Pédagogie musicale et neurologie fonctionnelle » Journées d’information de l’ISME France, Paris, Novembre 1995, Édition CRFPAC, Rennes, 18 pages
- « Didactique musicale et pédagogie montessorienne » Université Européenne de l’Enfant, Mantova, Italie, Janvier 1996, Revista del l’Università, pp. 9-22
- « Effets de la musicothérapie en service de gynécologie obstétrique » Congrès International de Musicothérapie, Paris, Février 1996, Édition CRFPAC, Rennes, 9 pages
- « Le cerveau musical : aspects scientifiques et didactiques » L’Éducation Musicale, n° 427, Avril 1996, p.13-16 et n° 428, Mai 1996
- « The musical brain » Conférence, Congrès Mondial de l’Éducation Musicale, Amsterdam, Juillet 1996, Édition CRFPAC, Rennes, 18 pages
- « Interférence de la musique dans le développement du jeune enfant » Communication, Salon International de la Musique, « La biologia della musica », Turin, Octobre 1996, Actes du Salon, pp. 221-233
- « Séminaire International : Musique et Santé, Rennes 7-12 Juillet 1996 » L’Éducation musicale, n° 434, Janvier 1997, pp. 7-8
- « La musique comme outil de prévention des troubles chez les jeunes et moyen de réinsertion » Congrès Européen de l’Adolescence, Naples, Novembre 1996, Actes du Congrès, pp. 46-55
- « L’audiométrie instrumentale » Journées d’information de l’ISME France, Paris, Décembre 1996, Édition CRFPAC, Rennes, 12 pages
- « Apports de la musique dans l’évolution des filles atteintes du syndrome de Rett » Congrès National Italien du Syndrome de Rett, Sienne, Mai 1997, Actes du Congrès, pp. 113-125
- « Quando la musica parla al silenzio » Éditions Scientifiques Maggi, Rome, Juillet 1998, 248 pages
- « Musique et médecine » Conférence, Journée Musique et Santé, CHS de la Savoie, Octobre 1997, Édition CRFPAC, Rennes, 14 pages
- « La musicothérapie et l’éveil musical » Salon International de la musique, Turin, Octobre 1997, Actes du Salon, pp. 92-103
- « Le choix de l’instrument dans la pédagogie musicale » Journées d’information de l’ISME France, Paris, Décembre 1997, Édition CRFPAC, Rennes, 16 pages
- « Musique et Médecine » L’Éducation Musicale, n° 446, Mars 1998, pp. 10-13
- « Musique et réhabilitation » Revue de la Réhabilitation, Termoli, Italie, Février 1998, 11 pages
- « La musique et l’adolescent au lycée » Conférence à l’I.F.E.A.P., Angers, Mars 1998, volume 12 de l’IFEAP, pp. 70-85
- « Audition, musique, surdité » Conférence, Congrès de la Santé, Nîmes, 21 Avril 1998, Édition CRFPAC, Rennes, 12 pages
- « Musique et gériatrie » Centre de Formation Croix Rouge, Lyon, Mai 1998, Édition CRFPAC, Rennes, 11 pages
- « Musique et handicap » Table ronde, Festival National Musique et Handicap, île d’Oléron, 25-27 Septembre 1998, Édition CRFPAC, Rennes, pp. 7-11
- « Musique et médecine » Journées Nationales Musique et Santé, Rennes, 5-9 Octobre 1998, Actes de colloque, pp. 18-30
- « Utilisation des procédés musicaux dans la structuration du langage et la prosodie de la parole » Les énigmes du retard de la parole, AFCOREP, Paris, 6-7 Novembre, 1998, Actes de colloque, pp. 56-64
- « Musique et surdité » Congrès Européen Musique et Médecine, Montpellier, 27 Novembre 1998, Actes de Congrès, pp. 128-135
- « Dimension professionnelle des pratiques musicales des artistes handicapés » Journées d’information de l’ISME France, 29 Novembre 1998, Édition CRFPAC, Rennes, 10 pages
- « Musique et mathématique » Congrès Adolescence et musique, Université Federico II, Naples, 18 Décembre 1998, Actes du Congrès, pp. 70-79
- « La musicothérapie » Les cahiers de la FNADEPA, « Echanges en fin de vie », n°59 spécial congrès, Metz, 18-19 Mars 1999, pp. 16-18
- « Interférences musique/langage dans l’éducation du sourd » Congrès national des éducateurs de sourds, Catania, Sicile, 23-26 août 1999, Actes du Congrès, pp. 212-225
- « Le paradoxe de la musicalité de l’enfant sourd » Médecine des arts, n°29, Septembre 1999, pp. 38-40
- « Projets de recherche musique et douleur » Service de pédiatrie, C.H.U. d’Amiens, Septembre 1999, Édition CRFPAC, Rennes, 8 pages
- « Évaluation de l’écoute musicale au cours de l’analgésie péridurale obstétricale » Recherche biomédicale, C.H.U. de Grenoble, Octobre 1999, Édition CRFPAC, Rennes, 14 pages
- ‘’Cerveau musical et mathématique’’ Congrès de Naples, Musique et Adolescence, Novembre 1999, Actes du Congrès, pp. 50-63
- ‘’Musique et coma’’ Colloque à Bologne Musique et Coma, Février 2000, Actes du colloque, pp. 28-37
- ‘’Musique et autisme’’ Journées Nationales Italiennes sur l’Autisme, Turin, Mars 2000, Actes pp. 128-142
- ‘’La pédagogie musicale’’ Journées européennes de la Société Internationale d’Éducation Musicale, Bologne 30-31 Mars 2000, Actes des Journées, pp. 68-82
- ‘’La musique, facteur de la citoyenneté de la personne handicapée’’ Festival Art et Handicap, Auvers-sur-Oise, 7-8-9 Juin 2000 , Édition CRFPAC, Rennes, 12 pages
- ‘’La pédagogie musicale dans l’éducation montessorienne’’ École Montessori, Rennes, 22 Octobre 2000, édition CRFPAC, Rennes, 18 pages
- ‘’Technique instrumentale et pratique d’orchestre’’ Journées d’Information de l’ISME France, Paris, 2 Décembre 2000, Édition CRFPAC, Rennes, 9 pages
- ‘’Trisomie 21 et pratique du piano’’ Congrès Européen Musique et Médecine, Montpellier, 12-13 Janvier 2001, Actes du Congrès, pp. 67-74
- ‘’Maladie d’Alzheimer : l’effet musicothérapeutique’’ Congrès Européen Musique et Médecine, Montpellier, 12-13 Janvier 2001, Actes du Congrès, pp. 112-120
- ‘’Musique et handicap’’ Salon Handica, Lyon, 24 Mars 2001, Édition CRFPAC,Rennes, 13 pages
- ‘’Musicothérapie et obstétrique’’ Congrès Européen de Musicothérapie, Naples, Italie, 20-21 Avril 2001, Actes du Congrès, pp. 234-243
- « Musique, langage et surdité : contribution à l’accompagnement de l’enfant sourd » Livre , juin 2001, Édition CRFPAC, Rennes, 114 pages
- « Musique & Handicap » Actes de colloque, Paris, mars 2002, Édition CRFPAC, Chambéry, 192 pages
- « Art thérapie » Conférence Palerme, Sicile, 5 Octobre 2004 , Édition CRFPAC, Chambéry, 8 pages
- « Protocollo musica di rilassamento » Livre, ed CIRMAC – juin 2003, Turin, 72 pages
- « L’art est-il thérapeutique ? » Article de conférence, novembre 2003, Édition CRFPAC, Chambéry, 14 pages
- « Les séances de musicothérapie en unité de soins palliatifs » Document – janvier 2004, Édition CRFPAC, Chambéry, 13 pages
- « Musique et Douleur » in « Douleur et Énergie » Livre éditions Mattioli, Milan, 2004, 221 pages, pp. 201-214
- « Épilepsie et musique » Document – septembre 2004, Journée d’Étude sur l’épilepsie, Édition CRFPAC, Chambéry, 2 pages
- « L’activité de Chant en structure spécialisée » Document – janvier 2005, Édition CRFPAC, Chambéry, 3 pages
- « Protocole des séances de Musicothérapie avec les personnes autistes » Document – février 2005, Édition CRFPAC, Chambéry, 7 pages
- « Musique & Surdité » : l’Audiométrie Instrumentale Conférence, Cité de la Musique, Paris, 26 Mars 2005, Édition CRFPAC, Chambéry, 18 p.
- « Cours de Formation pour les enseignants de musique des personnes mal-voyantes » Document pédagogique, décembre 2005, Édition CRFPAC, Chambéry, 4 pages
- « Écouter Mozart rend-il intelligent ? » Conférence, avril 2006, Édition CRFPAC, Chambéry, 7 pages.
- « Musique et Handicap » Livre Éditions FUZEAU, Courlay, mai 2006, 146 pages
La Sonologie pour les thérapeutes
365 pages
© 2026 Emmanuel COMTE medson.net
Emmanuel Comte est créateur du concept
Sonologie – Sonothérapie – Toucher par les Sons©
Clause de confidentialité et droits d’auteur
Les informations personnelles concernant les patients et les visiteurs de ce site, y compris leur identité, sont confidentielles. MedSon s’engage sur l’honneur à respecter les conditions légales de confidentialité des informations médicales applicables au Canada.
Centre Medson est la raison sociale de EVEHM PRODUCTIONS INC.
Numéro d’Entreprise du Québec (NEQ) 1142989244
L’information diffusée sur le site est destinée à encourager et non à remplacer les relations existantes entre patient et médecin. Afin d’être en conformité avec la Loi Médicale du Québec et Santé Canada, en cas de maladie, vous devez consulter un médecin
et vous conformer à ses prescriptions.
Le contenu de ces pages web ( textes, images, vidéo et musique) demeure la propriété
d’Emmanuel Comte – Centre Medson.
Aucune reproduction totale ou partielle du contenu des pages de ce site sur quelque support que ce soit ne peut être effectuée sans l’autorisation expresse de MedSon.
Prière de citer Emmanuel Comte – Centre Medson medson.net comme source.
Ce site n’accepte aucune forme de publicité.






























Commentaires récents