La référence musicale d’accord sur la note La est une convention. Voir L’article sur l’origine du La intitulé : Le diapason musical et la vibration du La.

La note Do ou la note Fa ont été utilisées comme notes de référence à des époques antérieures à la nôtre.

Les diapasons font partie intégrante de l’application thérapeutique de cette science universelle, à la fois ancienne et nouvelle : la Sonologie, 

La Sonologie est une philosophie et une pratique sonore. J’en expose les fondements historiques et scientifiques et sa mise en pratique dans différents ouvrages.

Écouter différents La

par Emmanuel Comte chercheur, auteur et formateur

Emmanuel Comte est auteur de

¤ Le Son de Vie, Québécor 2011

¤ Le Son des Vibrations, Québec-Livres 2015, Dangles, 2015.

¤ Le Son d’Harmonie, MedSon 2012.

medson.net

Au Moyen-âge aucune note musicale de référence précise n’existait. La notion de fréquence était encore inconnue. La note de référence était changeante comme par exemple chez Jean-Sébastien Bach.

Non seulement le choix de la note de référence est une convention, mais son accord aussi. Le La n’a pas toujours été fixe, comme il l’est aujourd’hui pour la hauteur à 440 Hz.

Voici quelques exemples de diapasons et de musiques accordées à différents La : 408, 415, 426,6, 430, 432, 440 et 460 Hz (époques historiques Renaissance, Baroque et Romantique)

Cette fréquence a été utilisée à la Renaissance et à l’époque baroque comme en témoignent les instruments originaux retrouvés et copiés par différents facteurs d’instruments. À l’époque baroque, on retrouve des flûtes de Pierre Jaillard dit le Bressan (405 ou 408 Hz) ou Stanesby Jr (408 Hz) [1]. Le diapason pouvait descendre encore plus bas, jusqu’à 392 Hz (Flûte Bizay).

 Ici l’exemple d’un extrait d’air de Jacotin, sur des flûtes Renaissance ref. Martin Wenner.

La fréquence d’accord du La à 415 Hz a été beaucoup utilisée à l’époque baroque mais ce n’est pas la seule. Ici l’exemple d’une musique de Bach jouée au violon  avec cet accord.

De nombreuses flûtes à bec ont été répertoriées par Bruce Haynes ou servent de référence pour des copies par des facteurs contemporains. Exemple Rottenburgh Milan, G Bizzi [2] ou Jacob Denner [3].

La fréquence d’accord du La à 426,7 Hz vient de la gamme de Zarlino en Intonation juste, appelée Gamme scientifique ou Gamme des physiciens, avec un Do à 256 Hz (ratio 5/3). 

La particularité de cette gamme est qu’elle offre les tierces justes que n’offre pas la gamme dite de Pythagore, basée sur la spirale des quintes. La même note de départ (Do 256 Hz), donne la La 432 Hz avec le ratio 27/16. Voir ci dessous.

La fréquence d’accord du La à 432 Hz vient de la gamme dite de Pythagore, par l’application successive et simple du ratio 3/2 sur la fréquence du Do à 256 Hz. Cette succession forme la spirale des quintes. Cette spirale a été réduite à un cercle avec le tempérament égal. 

D’où vient le Do 256 Hz ? Voir notre article sur le Diapason scientifique.

Ce type d’accord pythagoricien présente quelques avantages au détriment d’intervalles justes et originaux. Accorder un instrument à la manière pythagoricienne est très simple et a été utilisée durant des siècles, jusqu’à la Renaissance. Un Do pris comme référence à la fréquence arbitraire de 256 Hz, comme point de départ d’une gamme diatonique, donne un La 432 Hz par l’application du ratio 27/16.

L’emploi du 432 Hz est mal compris et nous avons dû écrire plusieurs articles de démystification. Voir articles Le mythe du 432 Hz vérifié.

Ici l’exemple d’une lyre harmonique à 10 cordes jouée par l’auteur. (Extrait tiré du CD d’accompagnement du livre Le Son d’Harmonie).

Ah ! Le 440 Hz… Cette fréquence subit des assauts injustes de la part de toutes sorte d’auteurs en mal de complot. Il est vrai que ce diapason conditionne une grande partie des pièces musicales l’on écoute, puisqu’il est une norme industrielle ISO.

Elle concerne la fabrication des instruments de musique. Ce diapason était utilisé depuis la Renaissance et ce, jusqu’à l’époque Romantique, Le La 440 Hz est d’ailleurs aussi appelé diapason baroque vénitien. 

Bruces Haynes en donne 13 références. Parmi parmi elles, des cornets, flûtes traversières, flûtes à bec et clarinettes [4].

Ici une andante de Schubert, jouée sur une copie Martin Wenner d’une flûte Koch de l’époque (1835). Le La 440 Hz est devenu une norme internationale à partir de 1953.

Le diapason 460 Hz était couramment utilisé à la Renaissance. Il pouvait même monter à 465 Hz.

Ici un exemple joué par l’auteur sur une flûte copie Praetorius Renaissance fabriquée par le facteur de flûtes francais Philippe Laché.      

Références

[1] Tokyo Dr Iino, in Bruce Haynes, A History of performing pitch, The story of A, Scarecrow 2002, p. 443. 

[2] Id. p.441

[3] Id. p. 448

[4] Id.  pp. 425-455

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